dimanche 11 mai
Variegated
Variegated
Variegated (Online etymology Dictionary) : vient de variegate, marquer de différentes couleurs, attesté dès 1646, venant du latin variegatus signifiant diversifié en couleurs, lui-même venant du latin varius (changeant, bigarré, tacheté).
Variegated ...








... ou Avariée-gâtée ?
(je parle de moi !)
Tout ça pour un February sweater alors qu'on est en mai. Mais fais ce qu'il te plaît, hein ?
surtout que j'adore faire des variations comme Beethoven,
mais aussi comme une femme,
parce que souvent femme varie.
Alors bien fol qui s'y fie si je vous raconte mes variations autour du February sweater ? Des fois que ça pourrait vous donner des idées...
Le first one, le modèle original, taille 9 mois/1 an :
Tricoté de haut en bas, petite collerette en point mousse, point dentelle ensuite, augmentations au niveau des manches et du corps. J'aime bien la technique d'augmentation de mailles dans le point mousse, que je découvre ; le point n'est pas déformé, je garde l'idée. Mais il y a un petit truc qui me chagrine au niveau des augmentations sous les bras.
Le deuxième, Baby clown , taille 3/6 mois
Tricoté de haut en bas, même collerette, mais point en mailles glissées ensuite, pour profiter des possibilités des laines à chaussette multicolores (variégatées ?), fils que je n'apprécie pas trop s'ils ne sont pas mélangés à des laines unies quand les couleurs sont peu fondues.
Là, je ne fais que changer le point tout en augmentant le nombre de mailles et de rangs car le fil est beaucoup plus fin. Je ne modifie pas la façon d'augmenter sous les bras. Conclusion, toujours le même truc qui me chagrine ; de plus, j'ai fait démarrer les emmanchures un peu trop bas et je trouve que les manches sont un peu trop longues.
Comme il me reste du fil, j'en entame un troisième, le Baby bigarré
Toujours de haut en bas, même nombre de mailles au départ, et manches courtes. Mais surtout, un rang d'augmentations supplémentaire avant les emmanchures, et des augmentations d'emmanchures biaisées. Pourquoi ?
Parce que ça grimace, au niveau des emmanchures.
Voilà 3 types d'emmanchures simples : celle en T, celle en L et le raglan

Voilà celle d'un lopi (tricot avec empiècement en rond) à gauche et à droite, celles du Feb sweater


et au milieu, l'assemblage.
Lors de l'assemblage, il y a des forces de tension qui s'exercent là où il y a les flèches. Ces forces sont réduites si les augmentations (ou diminutions) sont en pente, et d'autant plus faibles si la ligne des augmentations (ou diminutions) se rapproche de la verticale. Les augmentations du Feb sweater sont faites sur un seul rang et sont perpendiculaires au sens du tricot ; l'assemblage pousse la manche vers le haut, ça grimace sous la manche et il y a un creux en réaction de l'autre côté du creux de l'emmanchure. Pour peu que l'empiècement manque un peu de largeur, ce qui est le cas de mon Baby clown, je pense que ça augmente encore le phénomène.
Donc j'ai rajouté des mailles pour l'empiècement, et c'est nettement mieux. De même que les augmentations pour les emmanchures sur 6 rangs.
Au passage, vous remarquerez la différence de résultats quand on inverse les fils alors qu'il s'agit du même point

Alors, vous êtes clown ou bigarré ?
Et comme je trouve que la collerette n'est pas assez haute, je me décide à varier pour la troisème fois : Bébé radieux naît de restes de coton, un brillant multicolore et un mat uni.
On part du cou, et tiens ? si on variait au niveau du point ?
et puis on fait des manches courtes, après tout, c'est l'été bientôt, et on continue d'augmenter les creux d'emmanchures en biais :
Conclusion...
quel avantage a-t'on de tricoter de haut en bas ? Qui peut me le dire ?
A part vous inverser le dessin d'un point ?
Et maintenant,
que vais(èèèè)-je fai(èèèè)re ?
de celle-là ?
encore une variégatée !
A bientôt, vale,
Christine
jeudi 24 avril
J'ai attrapé des boutons !
Et puis quoi encore ?
D'ailleurs, c'est pas moi qui en ai.
Pour justifier que des boutons fassent la manchette de mon post, appuyons sur le bouton de sonnette du Musée de la nacre et de la tabletterie situé à Méru dans l'Oise, à une vingtaine de km de Beauvais.
Non, Méru n'est pas au bord de la mer, mais en plein Vexin, dans la campagne. La tabletterie dont l'origine remonte au Moyen Age est le travail de toute matière première (os, ivoire, corne, nacre, bois exotiques...) pour la réalisation d'objets de luxe : jetons, dés, dominos, boîtes, manches de couteaux, montures d'éventails .... Comme cet artisanat génère des odeurs très gênantes pour la capitale, Colbert, au XVIIème siècle, décide de délocaliser une partie de cette activité en province (la délocalisation n'est donc pas nouvelle !). Les ouvriers agricoles de cette région proche de Paris ont ainsi pu travailler chez eux à la morte saison, à partir de cette époque, au collage des pièces de dominos (jeu très prisé dans le monde entier et en Normandie en particulier) ou à l'encartage des boutons, pour les ateliers parisiens. Exactement comme les ouvriers agricoles de l'Angleterre qui tricotaient chez eux dès le XVIème siècle pour arrondir leurs fins de mois.
La tabletterie connaît un essor important au XIXème siècle et la région de Méru devient la capitale mondiale de la nacre. Pourquoi ? Parce que la Polynésie devient colonie française et que l'on importe davantage d'huîtres perlières qui arrivent au port de Rouen et qui remontent la Seine (pas à
la nage bien sûr, mais sur des bateaux !).
On travaillait jusque-là la nacre blanche australienne ; l'arrivage d'une autre nacre, la grise, d'origine polynésienne a permis le développement de cette industrie et la création d'entreprises dans la région même où la main d'oeuvre spécialisée existait déjà. L'utilisation de boutons de nacre dans le vêtement, notamment dans le gilet masculin des romantiques, se répand davantage : la fabrication de boutons de nacre explose.
Imaginez ! Un atelier rempli de 80 ouvriers, dans une poussière de nacre telle qu'ils ne se voyaient plus, les mains dans l'eau pour refroidir les machines (et les gerçures en hiver), dans un bruit pas possible avec toutes les machines qui tournaient ensemble ! Pas de masque, pas de protection particulière, les maladies pulmonaires étaient fréquentes ainsi que la surdité.
La machine à vapeur qui faisait tourner l'ensemble des machines

(vue de dessus à droite)
Le premier ouvrier qui intervient est le "découpeur" ; c'est aussi le mieux payé. Il découpe des
rondelles dans les coquillages, rondelles qu'on appele des "pions". Ensuite, différentes étapes se succèdent : meulage (face externe pour éliminer le dessus du coquillage, et face interne pour aplanir), méchage (pour former un bourrelet à la périphérie), gravure (pour créer un dessin), puis trous.
C'est seulement à cette étape que le pion peut s'appeler un bouton (l'exemplaire de la photo a été réalisé pendant la visite).
Ensuite ponçage, polissage et encartage.
Autre coquillage très utilisé pour sa nacre, l'haliotide verte de Californie, communément appelé ormeau, ou Oreille de Vénus :
Mais vous le connaissez peut-être sous son nom anglais d'Abalone ? Et c'est là que le bouton rejoint le tricot !

Modèle d'A. Starmore, in Pacific Coast Highway
Tout allait donc très bien. Au XIXème siècle, 40 entreprises employaient 10 000 ouvriers dans la région. Puis un autre coquillage arriva au début du XXème siècle : le troca, qu'il suffisait de blanchir à l'eau oxygénée pour que sa nacre ressemble à s'y méprendre à celle des huîtres perlières (les plus chères). Le troca coûtait 50 centimes au lieu des 7,50 francs de l'huître. La notion de profit l'emporte, la fraude s'installe, les salaires chutent de 30 % et une immense grève paralyse le secteur pendant 3 mois.
Secteur balayé ensuite par l'industrie du plastique : à partir de 1960, les boutons sont de plus en plus fabriqués en matière plastique, et en 1972, les usines de nacre sont définitivement fermées. Sauf quelques rares survivants qui travaillent pour la haute couture et le prêt-à-porter.
Quelques chiffres pour conclure :
en 1900, un ouvrier produit environ 6 000 boutons de nacre en 8 heures (perçage manuel) ;
en 1960, un ouvrier sur machine semi-automatique produit 14 400 boutons de galalithe en 8 heures ;
en 1990, une machine automatique produit plus de 80 000 boutons plastique en 8 heures.
Vous voulez voir de jolis boutons ? C'est par là.
Mais par ici aussi...
Bouton de porte - boutons de laine - bouton bleu

Bouton d'acné - bouton de rose - bouton rouge

Bouton poussoir - boutons informatiques (clic) - bouton pression

Tous ces boutons pour le February sweater d'E. Zimmermann in Elizabeth Zimmermann's Knitter's Almanac. Tricoté de haut en bas, ce n'est vraiment pas un modèle difficile.
D'abors le "normal", conforme aux explications, taille 1 an, en Pronostic de Phildar (20 % laine, 160 m pour 50 g, à tricoter en 3,5) :
Détail du point et du boutonnage

Argh. Madame Zimmermann évoque les boutonnières bien bas dans les explications, donc comme je fonce trop vite, les boutonnières ont démarré là où c'est écrit ! Pour me rattraper, j'ai mis un bouton pression en haut, cousu sous le bouton...
Ensuite, j'ai voulu changer le point. Et tricoter avec d'autres fils. Je me suis donc amusée avec des fils à chaussette, un écru, de Pingouin (aussi âgé que moi) et la Regia 4 fils Ringel Clown (5048) en un point de mailles glissées (j'adore !). Evidemment, j'ai recalculé tout le patron, car la laine est plus fine.
Détails

J'apprécie beaucoup la façon d'augmenter dans le point mousse, car ça ne se voit pas.
Il y a une petite chose qui me chagrine, j'en reparlerai la prochaine fois. Car bien sûr, il y a un troisième Feb sweater qui a démarré, et qui va me permettre de modifier la zone qui à mon avis ne vas pas.
Tiens, le géranium aussi a des pustules !
A bientôt, vale,
Christine
lundi 24 mars
Gazouillis de Pâques
C'est le printemps, les oiseaux gazouillent et pépient, y'a d'la joie partout !

Ca, c'était hier, et aujourd'hui, ça continue, en plus fort.

Noël au balcon, Pâques aux tisons qu'ils disaient. Eh bien c'est gagné.
Donc le Sun ray, avec un nom comme ça, il ne pouvait que retourner en pelote.

Surtout qu'il était jaune...
De toute façon, le montage ne me plaisait pas, le point a une coquille dans le dessin et le point dentelle en lui-même est quelconque. Ce qui me plaît dans ce châle, c'est sa finition, les pointes du bord. Je les ferai avec un autre point dentelle. Plus tard.
Pour le moment, occupons-nous de Pâques et de ses oeufs.
Parce que les oeufs, ça donne des poussins.
Quels que que soient les oeufs.
De poule ou de canard.
D'ailleurs, vous savez, vous, pourquoi on ne mange pas de poulet à Pâques alors qu'il y a plein d'oeufs ?
Pour épargner la sensibilité des survivants, en surnombre. Imaginez un peu !
Alors on mange du gigot. Qu'on va chercher en Nouvelle Zélande. Pour que nos poules, au lieu d'être mangées, tricotent, de même que nos moutons, qui restent dans les champs.

Et c'est uniquement pour ça, à cause de Pâques et du tricot, que l'économie rurale ne va pas fort en France !
Mais revenons à nos moutons poussins...
Grâce à Viou, j'ai découvert des petits pioupious de Pâques adorables. Allez les voir, ça donne vraiment envie d'en faire. Bon, moi, je m'y suis pris trop tard, par contre, j'ai eu l'autorisation de Kathy, leur créatrice, de traduire son patron et de le diffuser pour notre plus grand bonheur. Vous trouverez les explications des "Easter peeps" (littéralement "pépiements de Pâques" en français ici.
Et comme la neige m'inspire, j'ai démarré et quasiment terminé un February baby sweater d'E. Zimmermann (in Knitter's almanac) :
Ce modèle me plaît davantage que le Baby sweater jacket. Je sens que je vais pouvoir le décliner de façon variée.
Pendant ce temps, il y en a un qui fait la tronche (pour changer) : la neige, il aime pas, et en plus, il n'a pas eu d'oeufs !

Allez, Joyeuses Pâques quand-même !
A bientôt, vale,
Christine
dimanche 09 mars
L'aiguille en défaite !
Ma petite semaine de vacances s'est achevée. Quelques jours passés à Paris et quelques heures à l'Aiguille en fête m'auront finalement plus fatiguée que reposée.
L'édition 2008 du salon mettait le Japon à l'honneur, et je me réjouissais déjà de pouvoir contempler des Noro partout, et d'autres grands noms de fils à tricoter. J'avais bien sûr préparé ma carte bancaire à de nombreuses sorties vu le nombre de sollicitations auxquelles je m'attendais. On accèdait au salon par l'entrée "jardin tricoté", d'excellent augure pensai-je, mais quelque 170 exposants plus tard, je devais bien me rendre à l'évidence : nos aiguilles à nous les tricoteuses, n'étaient pas en fête en ce lieu. Il y avait beaucoup pour le patchwork, un peu pour la dentelle (le Puy, Binche en Belgique) et ++++++++++++++ pour le point compté !
Que je vous raconte.
D'abord, n'y allez surtout pas le matin de l'ouverture ! Ou alors, soyez expertes en crawl et jeux de coudes divers pour progresser dans le flux de visiteurs (surtout à contre-courant !). Vous voulez accéder à un stand ? Il faut lutter contre les courants inverses et savoir s'extirper de la marée humaine comme des sables mouvants. Quelquefois, il faudrait presque se battre ! Vous voulez déjeuner à midi ? Il faudra vous contenter d'un sandwich, ou d'un croque-monsieur, pas de restaurant à l'horizon, c'est lamentable comme organisation. Une chaise pour s'asseoir ? N'y pensez pas ! Il y en a quelques-unes, prises d'assaut, et à midi, c'est marée haute, les visiteurs se déposent par vagues sur les escaliers, jusqu'en haut. Et surtout, mettez une armure pour vous protéger des coups de roues divers : fauteuils de handicapés, poussettes, valises à roulettes et caddies divers (vous savez, le petit truc à roulettes qu'on traîne derrière soi pour aller au supermarché).
A peine franchi le fameux seuil du jardin tricoté, nous voilà submergés par Phildar : à droite, à gauche, un peu plus loin, c'est rose et c'est Phildar. Le Speed knitting a peu de succès malgré les appels répétés au micro par les animateurs/trices :

J'étais scotchée par le dossard en tricot, même pas aux couleurs de la marque !
Non, je n'ai pas participé !
Un peu plus loin, des mannequins avenants parlant de Rowan, Gedifra nous laissent croire qu'on va voir des pelotes partout.
Et on tombe sur Kitmania, une marque française qui créée des kits de tricot pour enfants de 0 à 4 ans. Je ne connaissais pas, j'aime bien.
Ah ! de l'original : Habu textiles, un américain qui créé des textiles originaux et importe des fils à tricoter du Japon. Chers les fils. On se contentera de les regarder (photo ci-dessous à gauche).
Ah, mais que vois-je ? Enfin de la Noro (photo ci-dessus, à droite) ! Bizarre, il n'y en a pas beaucoup, et j'aperçois les petits sacs en papier d'Elle tricote... Ce n'est pas un stand Noro, mais le stand des Trésors d'Emi, un magasin situé en Loire-Atlantique qui distribue beaucoup de fournitures pour la broderie, mais aussi les laines Noro et les kits d'Elle tricote. Danièle Diétrich était d'ailleurs sur le stand (au fond). Je reste sur ma faim, il y a peu de laine, je continue ma route.
De l'angora ! en plus, des voisins ! Rev'Mohair, éleveur de chèvres angora en Savoie et producteur de fil à tricoter, appartenant à l'association du mohair des fermes de France. Je connais bien ces fils, je les vois régulièrement à Crest. Mais là aussi, petit stand et peu de laine : ce sont les produits finis qui sautent aux yeux (photo de gauche).
Un joli stand avec de la layette sur un fil attire mon attention (ci-dessus à droite). C'est l'association L'école des grands-parents, qui tricote pour les démunis et les maternités (il paraît qu'il y a beaucoup de femmes qui accouchent sans avoir quoi que ce soit pour leurs bébés, faute de moyens).
Ne perdant pas espoir de voir un stand de laines, un vrai, avec des pelotes partout, je continue dans les allées et débouche sur Gedifra. Eh bien non ! encore une boutique française (Ambiance laine) qui distribue cette marque et Fonty, en pelotes et en cônes (photo de gauche, ci-dessous).
Je passe, peu emballée. Je n'avais pas vu Coats dans la liste des explosants, mais espérais quand-même un stand Rowan. J'ai cherché, j'ai trouvé : de nouveau une boutique française, Morceaux choisis, de la Kid Silk Haze, nature, en spray ou night, peu de coloris, peu de pelotes. Je continue de passer, je suis dépassée par ce salon, si ça continue, je vais trépasser (de désespoir) !
Je termine par Namaste Sathi, fabricant et importateur de matières premières naturelles, basé dans la Drôme, qui oeuvre pour le commerce équitable : fils de chanvre, de lin, d'ortie côtoient la soie recyclée. Petit stand, mais matières originales :
J'ai quitté le salon par la porte par laquelle j'étais entrée, et ai seulement à ce moment, vu d'où venait le nom de Jardin tricoté, en découvrant un tableau saisissant de réalisme dans le coin à droite :
J'étais achevée !
J'avais donc traversé la France pour ne rien acheter sur ce Salon ? Je me suis contentée de livres. Etaient présents Brentano's, les Editions de Saxe, la librairie japonaise Jukundo, et Kaléidoscope, une librairie écossaise où j'ai vu le plus de livres sur le tricot (notamment tous les Nicky Epstein). Je suis repartie avec deux ouvrages :
Le premier, je ne l'avais pas. Le deuxième non plus me direz-vous ! Tout en japonais, ce livre de Toshiyuki Shimada s'intitule![]()
(Concerto pour tricot).
Sous-titré Vintage knitting in tradition, il contient des Fair isle, des arans et de la dentelle Shetland. Magnifique. Je vous laisse regarder quelques photos ici, puis ici, vous en rajoute une et vous mets un lien pour vous donner envie.
Ce Monsieur doit être un passionné de musique. Ces modèles portent le nom de Rondo, Scherzo, Ballade, Chanson de Solveig etc.... Puis j'ai découvert qu'il était le chef du Yale Symphony Orchestra depuis 2005 : je vous en apprends, hein ? En fait, c'est une récidive : certaines d'entre vous le connaissent comme auteur du célèbre Am Kamin. Mais vous saviez qu'Am Kamin (Au coin du feu en français) est une pièce des Scènes d'enfants de Robert Schumann ? Je suis séduite par son talent de créateur et son goût des couleurs.
Mais en attendant de tricoter japonais, je fais du canadien, avec le Sun ray shawl. Et le fil à dentelle peint à la main urugayien coloris Ocher. J'ai eu du mal avec le diagramme, pour moi, il est faux et j'ai fini par le corriger après avoir détricoté 3 fois. De plus, le début est "moche". Je raconterai tout ça la prochaine fois !
A bientôt, vale,
Christine
samedi 01 mars
Ah ! les vacances...
Juste une petite semaine pour être vacante, oisive, inoccupée. Ah ! souffler, enfin, ne rien faire, se reposer, flemmarder. Interrompre le rythme, se détendre, flâner ! Mais en profiter pour tricoter un peu. Ah ! les vacances...
Oisive, moi ? Que nenni !
J'ai vaqué.
Ca avait pourtant commencé par une petite chose simple et bizarre :
qui devait donner un truc encore plus bizarre :
Quoi-t'est-ce que ? Le fameux BSJ de Madame Zimmermann. On prend une, deux ou 10 pelotes, une aiguille circulaire et on fait du point mousse en augmentant toujours au même endroit. Et on obtient :
C'est tellement rigolo à faire qu'on se prend au jeu et qu'on fait :
Bon, non, j'avoue que je n'ai pas fait ça en une semaine ! C'est ma mère, qui est tombée raide devant ce petit modèle et qui nous en fait maintenant un par semaine, les yeux fermés. Le principe est simple :"oh ! je vais pouvoir terminer mes restes de pelotes", ce qui se traduit quelques semaines après par des achats de pelotes pour pouvoir assortir ou créer de nouvelles associations de couleurs. Contaminée elle aussi, va-t'elle bientôt battre mon stash ?
Parlons un peu technique : j'ai le livre, les explications sont suffisamment claires pour ne pas se tromper. Mais je pense qu'il n'est pas forcément nécessaire de se procurer le livre : certaines éditent leurs notes personnelles (avec copyright quand-même) qui permettent de bien s'y retrouver ! Je vous laisse juges...
Pour moi, j'ai préféré mettre un anneau marqueur de chaque côté de la maille située au centre des augmentations plutôt que de n'en mettre qu'un : cela évite vraiment de se tromper sur l'endroit où faire ces augmentations (oui, je me suis trompée). J'ai travaillé sur une aiguille de 60, ceci jusqu'au bout : je n'ai pas laissé les mailles en attente sur des arrête-mailles, on peut tout à fait continuer de tricoter sur les mailles centrales en gardant uniquement son aiguille circulaire. On commence le rang, on tricote sur la partie centrale, puis on termine le rang : en revenant, on fait le deuxième rang de point mousse qui va donner la première barre de la bordure.
Voici quelques images de la progression de l'ouvrage :
Et pendant qu'il y en a qui bossent...
Eh bien j'y retourne, tiens !
A bientôt, vale,
Christine












































































































