In tricot veritas

mercredi 26 février 2014

Quelques infos

 

2 nouveaux modèles traduits disponibles en français

Starry-eyed Slouch de Stephen West (gratuit)

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Slovakian Folklore cap de Lisa McFetridge (payant)

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zbouton déstockage

Quelques pelotes que je déstocke

Rowan, Kauni, Schoppel-Wolle, Regia et d'autres marques, à voir ici.

Posté par Christine 73 à 15:09 - Commentaires [2] - Permalien [#]


lundi 16 décembre 2013

Noël !

Noël, c'est en fait la fête du soleil invaincu (le Sol invictus des Romains), la fête de la victoire de la lumière sur les ténèbres, c'est-à-dire le solstice d'hiver qui marque le jour le plus court de l'année dans l'hémisphère Nord. Le solstice d'hiver est fêté depuis des temps immémoriaux, et dans toutes les traditions du monde. Cette année, le solstice aura lieu samedi 21 décembre à 17h11 (temps universel) soit à 18h11 heure légale en France. A cette heure-là, nous rentrerons en hiver, et à partir de cette heure-là, les jours vont rallonger : la lumière reprendra le dessus sur les ténèbres.

Quand Jules César réforme le calendrier lunaire romain en l'an -46 sur le modèle du calendrier solaire égyptien, le solstice d'hiver tombe un 25 décembre… date hautement symbolique que choisit l'Eglise au IVe siècle pour y placer la naissance du Christ. L'étymologie de "Noël" se trouve d'ailleurs dans le latin natalis (dies) qui signifie (jour de) naissance. Mais alors que l'Eglise de Rome décide de fêter la Nativité, les Eglises d'Orient refusent de célébrer cette fête, païenne à leurs yeux, et choisissent l'Epiphanie qui représente la manifestation du Christ au monde : aujourd'hui encore, de nombreuses Eglises grecques et orthodoxes fêtent Noël le 6 janvier et non le 25 décembre.

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Il y a plus de 2000 ans, quelque part en Galilée, un homme et sa femme enceinte, partent sur les routes, direction la Judée, pour satisfaire aux obligations du recensement romain. 150 km à parcourir, distance entre Nazareth et Bethléem, ou 4 jours d'âne, quand on est enceinte et qu'on traverse des zones arides et montagneuses, c'est une épreuve. Et quand on arrive, crevée, pleine de poussière, courbaturée de partout et que toutes les portes des auberges se referment par manque de place, c'est une épreuve supplémentaire. Pas étonnant que les contractions se déclenchent dans ces conditions !

Jésus était-il prématuré ?

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On ne le saura jamais...

Un peu par hasard, j'ai été récemment en contact avec une association fondée par des sage-femmes pour venir en aide aux parents de prématurés. Je me suis donc  informée sur cette partie de la médecine que je ne connaissais pas avec l'idée de tricoter pour eux.

Les naissances prématurées

On parle de prématurité pour toute naissance située avant 37 semaines de gestation (environ 6 % des naissances en France) . A moins de 28 semaines, il s'agit d'un très grand prématuré, entre 28 et 32 semaines, c'est un grand prématuré et entre 28 et 32 semaines, c'est un petit prématuré.

Les causes de la prématurité sont multiples : déplacements importants, traumatisme, infection, hypertension artérielle, autre maladie comme le diabète, grossesse multiple, grossesses rapprochées, anomalies du placenta ou de l'utérus, consommation d'alcool ou de drogues etc.

Un prématuré, par définition, c'est un bébé qui n'est pas "mature" ou fini. Son immaturité, d'autant plus importante qu'il est né prématurément, conditionnera les soins médicaux à lui apporter. L'immaturité des organes touche surtout les poumons, ce qui justifie souvent une aide respiratoire, et la peau : les pertes d'eau et de chaleur consécutives expliquent pouquoi ces bébés sont mis en couveuse avec une température et une hygrométrie contrôlées. L'appareil digestif n'est pas non plus fonctionnel, le prématuré ne sait pas sucer ni déglutir, il n'a pas la force de têter, et il nécessite pourtant un apport énergétique important pour grandir : il est donc nourri par voie sanguine ou par sonde gastrique. Son système immunitaire n'est pas bien sûr adapté au monde extérieur et les infections sont à redouter chez lui : les manipulations sont entourées de règles d'hygiène très strictes et les visites sont peu autorisées.

Voici une vidéo très touchante, un peu longue certes (7 mn), mais qui montre bien la médicalisation intense d'un prématuré d'à peine 700 g, né 3 mois et demi trop tôt. Impressionnant non ? Cette vidéo résume la première année de vie de ce bébé, du service néonat à la maison, et les émotions de la maman en particulier lors du premier peau-à-peau. C'est en anglais, mais les images se suffisent à elles-mêmes.

Ward Miles - First Year from BenjaminScot on Vimeo.

 

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Layette pour prématurés

Les services ont besoin de layette pour habiller les prématurés quand ils sont sortis des incubateurs, même pour de courts instants pour être placés dans les bras des parents.

Pour ce que j'ai lu et qui tombe sous le sens, il faut des fils doux (exit la laine Shetland !), donc laine peignée ou plutôt des laines mélangées voire de l'acrylique, et que les modèles ne blessent pas : pas de point qui fait des bosses ou des pointes, et apparemment les côtes plates sont à privilégier aux côtes 1/1. Il semble aussi que les modèles en côtes soient intéressants car ils épousent bien le corps sans serrer, sont adaptables à différentes tailles car ils s'étirent et qu'on peut retourner les bords. La fermeture sur le devant des brassières est à privilégier car il faut penser aux interventions du personnel soignant.

Les besoins concernent les brassières, les bonnets, les chaussons, les pantalons, mais les couvertures aussi. Si les besoins sont importants, c'est parce que la naissance d'un prématuré n'est en général pas prévue, que dans le commerce on ne trouve pas toujours des vêtements à dimensions si petites, et aussi parce que cette layette est soumise aux lavages et donc à l'usure, voire à la perte (un petit chausson qui disparaît...).

Voici quelques sites où vous trouverez des modèles si vous voulez en faire :

J'ai bien sûr voulu m'essayer à ce tricot miniature. Comme je ne suis pas fana du tricot sur aiguilles double-pointe, j'ai décidé de tricoter en rond les bonnets, mais je ne pouvais pas descendre en dessous de 28/30 cm de tour (mes aiguilles les plus petites). Dans la foulée, j'ai fait les petits chaussons assortis à la plupart des bonnets. J'ai utilisé des fils layette ou de la grosseur d'un fil layette, et après avoir fait un modèle basique, j'ai décidé de partir dans les couleurs et les jacquards, et surtout de faire les chaussons avec un revers pour éviter que les petits doigts de pied se prennent dans les fils tendus du jacquard.

Preemie 1 : modèle inspiré d'un bonnet et des chaussons trouvés sur Internet, en Confettis de Scheepjes

préma 1 chaus prema 1 chaussons

Preemie 2 : en Super Baby de Phildar et Fabel de Drops

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Preemie 3 : en Poulinette de Cheval blanc et un reste de gris - motif chevron

préma 3 20131119 Prema 3 chaussons

Preemie 4 : en Poulinette de Cheval blanc et un reste de beige. Le patron du bonnet est ici (en anglais)

Préma 4 20131119 Préma 4 chaussons

Preemie 5 : en Poulinette de Cheval blanc et un reste de gris et de bleu

Préma 5 20131121 Prema 5 chaussons

Preemie 6 : restes de gris et de rouge

Préma 6 20131121 Prema 6 chaussons

Preemie 7 : en Poulinette de Cheval blanc. Le patron du bonnet est ici (en anglais).

Préma 7 20131122 Préma 7b Préma 7c

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Alors parce que c'est Noël...

Vous trouverez les patrons de quelques Preemies : Preemie 1, Preemie 3, Preemie 5, Preemie 6 et Preemie 7 (que les chaussons) sur Creations on line. Gratuits bien sûr ! Je les mettrai sur Ravelry quand je les aurai traduits en anglais.

Autre modèle de chaussons/botillons pour bébé, mais qu'on peut adapter à un prématuré, Baby Booties de Sisse Holmstrup que j'ai traduit récemment et que vous trouverez sur Modèles gratuits. Ils se tricotent en rond, avec la technique de la boucle magique (magic loop, parlons français !).

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Là, c'est moi qui l'ai fait, mais ce n'est pas très bien fini, copie à revoir : un bonnet avec une tresse tricotée en même temps que le bonnet :

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L'idée vient du blog de Patty crochète ; c'est très très bien expliqué, avec un tuto en images. Un peu long à faire : il y a plus de mailles que pour un bonnet (à cause de la tresse), et il faut prévoir le temps pour rabattre et remonter les mailles tous les 8 rangs. Mais c'est très original et pas difficile à tricoter.

Une autre idée de torsade originale ? c'est ici, chez Sophie Gelfi qui me pardonnera d'avoir emprunté sa photo, mais sans illustration, c'est difficile de vous tenter.

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Il s'agissait d'un "défi", c'est-à-dire d'un travail collectif décrit étape par étape. Ce défi est terminé, mais si ça vous intéresse, il faut dérouler le blog chronologiquement pour accéder à toutes les étapes.

Votre écran ne vous inspire plus ? Alors changez de fond ! Voici quelques modèles qui réchauffent chez The sweet escape !

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C'est Noël, faites attention aux cadeaux que vous faites. Qu'ils soient adaptés à la personne que vous voulez combler... et n'essayez surtout pas de convertir les réfractaires au tout numérique ! La vidéo suivante montre une fille attentionnée qui aide son père à la cuisine et lui demande comment il se débrouille avec la tablette qu'elle lui a offerte. Il répond qu'il n'a pas de problème, "tiens, regarde !".

C'est Noël et le chat de Simon ne fait que des bêtises ! Regardez plutôt :

Mais là, dans la neige, il se fait avoir !

chpel Et pour terminer,

 

car tout a une fin...

Ce blog a fêté ses 9 ans il y a un mois. Mais j'arrête, à quoi bon continuer ?

Merci à toutes celles qui m'ont accompagnée sur ce chemin, autrefois ou maintenant, que ç'ait été pour un long moment ou un court instant. Je reste bien sûr accessible sur Facebook ou Ravelry, et je reste fidèle aux chats et à la laine. Je ne disparais pas pour autant et continuerai de correspondre avec celles qui le souhaitent, c'est toujours un plaisir.

Je souhaite à tous ceux et toutes celles qui passent ici de très belles fêtes de Noël et une belle année 2014 !

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Vale, et point final.

(PS : le blog reste ouvert, je ne le supprime pas).

Christine

Posté par Christine 73 à 19:25 - Commentaires [23] - Permalien [#]

mercredi 4 décembre 2013

Vu de près...

ciel !

Le gel arrive, et les journalistes vont encore nous parler de froid "polaire" sitôt qu'on atteint 0 °C... Faudrait les envoyer sur la banquise, avec les ours, pour qu'ils sachent de quoi ils parlent, non ?

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Malgré ça, un pull en laine, c'est de saison, surtout si le designer est suédois.

On va donc regarder d'un peu plus près ce pull dont le modèle est tiré de Medieval-Inspired Knits. Anna-Karin Lundberg, son auteur, s'est inspirée des fresques du XVe siècle qui couvrent les murs des églises suédoises, et notamment de celles d'Albertus Pictor (voir post précédent).

Avant de parler tricot, je voudrais remettre ses fresques dans leur contexte. Au XVe siècle, les gens ne savent pas lire, mais ils comprennent les images. Les scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament représentées sous leurs yeux leur permettent de connaître et d'apprendre les textes saints.

En dehors de l'aspect religieux, ces peintures véhiculent une richesse de motifs géométriques et végétaux que la designer reprend dans ses modèles.

Comme dans ce pull :

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Et surtout, une jolie couleur verte domine dans toutes ces peintures : le vert malachite, qu'elle utilise aussi beaucoup dans ses tricots (coloris 257), et qu'on peut voir en bordure des manches, du corps et du col du pull. Les fils utilisés sont des pure laine suédoise, de marque Kampes, que j'ai trouvées chez Garnkorgen.

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Ce vert était beau, les tons roux et marrons aussi, mais j'ai finalement opté pour des bleus (250 et 251) qu'elle utilise et associe aussi très souvent.

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Chloé est mon mannequin, mais le pull est pour son père, un peu plus grand...

Que de chemin parcouru entre l'acquisition des écheveaux et le tricot terminé, mais quel plaisir aussi ! Voici en résumé les grandes étapes de la réalisation de ce pull tricoté en rond avec la technique du coupé-cousu. Pour beaucoup d'entre vous, je sais que cela ne comporte plus aucun mystère, pour l'avoir déjà vu voire fait, mais si cela peut inciter d'autres qui ne se sont jamais lancées.... Ce n'est pas si difficile.

Démarrage

Matériel : fils, aiguilles circulaires 3 pour les côtes (40 cm et 80 ou 100 cm), aiguilles circulaires 3,5 pour le jacquard (30, 40, 50, 80 et 100 cm) et aiguilles double-pointe 3 et 3,5 pour le bas des manches. Et le patron qu'on commence à lire dans les grandes lignes pour ne pas avoir de surprise, chaque designer ayant ses particularités.

La grille comporte une petite erreur...

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Je me situe entre deux tailles. Je rajoute quelques mailles de chaque côté (flèche rouge), je ne peux faire autrement, en particulier modifier le motif ; ce ne sera pas très joli, mais ces mailles seront ensuite absorbées dans les emmanchures.

Côtes 2/2 bicolores et premier motif terminé. Si je refais ce pull, je ne ferai que 1 rg de côtes en couleur contrastante (ambre ici) au lieu de 2, je la trouve trop présente.

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col 1

Encolure

Et on continue sans s'occuper du tout des emmanchures. Arrive l'encolure devant : on tricote le début du rg et on met les mailles de la base de l'encolure en attente. On remonte immédiatement sur l'aiguille droite des mailles (ici 10) et on termine le tour ; ces mailles constituent les "steeks" (mot impropre qui pour moi ne concerne que les Fair isle des îles Shetland, mais comme tout le monde parle de steeks norvégiens, continuons avec joie dans l'abus de langage !).

Steek est un vieux mot d'origine écossaise, qui a donné stitch (maille). Les steeks sont des mailles supplémentaires qui vont permettre de couper le tricot. La première et la dernière maille sont toujours tricotées avec la couleur de fond, les autres mailles alternent les couleurs. La première et la dernière maille sont les mailles sur lesquelles on remontera celles pour le col.

Aux tours suivants, ces 10 mailles se tricotent comme indiqué, et les diminutions de l'encolure se font de part et d'autre ; comme vous pouvez le voir, je me suis trompée et les ai faites une maille trop loin au début. Nul n'est parfait !

On fait la même chose pour l'encolure dos. Sur le dernier tour, on rabat les mailles des steeks, et moi, je rabats aussi les 2 mailles centrales de la future emmanchure (flèche rouge). Il ne reste plus sur l'aiguille circulaire que les mailles des épaules.

Les manches se tricotent en rond, de bas en haut, et le haut se termine par quelques rangs de jersey envers uni qui serviront à cacher le montage des emmanchures.

Sécurisation des encolures et ouverture

La mode nordique veut qu'on fasse 2 piqûres (machine ou point arrière à la main) de part et d'autre de la ligne le long de laquelle on va couper (emmanchures), et le long de la 1ère et de la dernière mailles des steeks pour l'encolure. Donc je pique tout avant de commencer le montage du pull, en suivant bien la colonne de mailles.

Encolure (endroit à gauche, envers à droite)

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Les ciseaux : on coupe au centre des steeks

col 3a col 3b

Encolure devant ouverte (à gauche) ; on fait pareil pour le dos (à droite)

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Ca commence à ressembler à un pull normal !

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Sécurisation des emmanchures

On pose la manche en place sur le pull et on marque la hauteur de l'emmanchure qu'il faudra ouvrir plus tard.

Double piqûre ici aussi. On pique de part et d'autre de la ligne où les ciseaux vont sévir (ligne rouge).

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Double piqûre

emm 3 - Copie emm 2

Je n'ouvre pas les emmanchures, je le fais plus tard.

Fermeture des épaules et col

Je ferme les épaules avec 3 aiguilles, sur l'envers. Si on a bien travaillé, les motifs se placent face à face. Le modèle demande de tricoter 2 rangs de jersey avec la couleur du dessin (marron) sur les mailles des épaules, mais je n'en ai fait qu'un, car je n'aimais pas trop la grosse rayure marron qu'on voit sur la photo du modèle.

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(désolée, la photo est un peu floue)

Ensuite, le tricot sur l'endroit, je remonte les mailles autour de l'encolure, en partant d'une épaule, et quelques rangs de côtes 2/2 après, le col est terminé. Je ne m'occupe pas des fils à rentrer, je fais tout à la fin.

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Ouverture des emmanchures et montage des manches

Et hop ! c'est reparti !

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Il faut juste faire attention de ne pas attraper les fils tendus du jacquard d'un dos ou d'un devant, et bien couper au centre des piqûres et s'arrêtant juste au-dessus des piqûres de renforcement en bas de l'emmanchure.

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Ensuite, j'assemble la manche à l'emmanchure, en travaillant sur l'endroit du tricot. Je pose quelques aiguilles pour maintenir en place la manche, et je couds maille par maille en repoussant les rangs de jersey envers (en marron) sur l'envers du tricot au fur et à mesure de la couture.

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Une fois terminé, voilà ce qu'on voit sur l'envers : les rangs de jersey marron qui débordent, et les 2 colonnes de mailles qui ont été piquées (les steeks). Imaginez maintenant qu'on replie ces rangs de jersey envers ?... Ah ! je vois que vous avez compris l'utilité de ces rangs en plus.

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Je ne fais qu'une manche à la la fois : je ne coupe le tricot que quand je vais m'occuper de la couture, on ne sait jamais. Une fois que les deux manches sont montées, il n'y a plus que l'étape des finitions.

Finitions

D'abord les emmanchures. J'épingle le revers sur les steeks et je le couds au pull, en passant sous les fils tendus du jacquard (je ne pique jamais le tricot). Je tends le fil juste ce qu'il faut pour éviter de tirer sur le jacquard.

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Côté col, il faut retailler un peu les steeks, et ils sont assemblés au pull par un point de croix, toujours en piquant sous les fils tendus du jacquard.

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Fini.

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Et enfin, je m'occupe des fils. J'ai pris l'habitude de tisser mes fils quand je change de couleur : à 10/12 mailles avant la fin du rg, je tisse la nouvelle couleur avec celle que je vais abandonner, puis je fais la même chose pendant les 10/12 premières mailles du rang suivant avec la couleur abandonnée. Pour les finitions, il me suffit de tirer légèrement sur les fils qui dépassent pour ajuster leur tension, et de couper l'excédent.

Par exemple pour la manche : on voit bien à gauche les fils démarrés ou abandonnés plusieurs mailles avant ou après le début du rang.

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Après avoir réglé leur sort aux fils utilisés pour le jacquard, je rentre les fils qui restent.

Enfin, parce que toute chose a une fin, je retourne le pull, un petit coup de repassage à la vapeur (beaucoup de vapeur et à 1 cm au-dessus du tricot) et je contemple.

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J'en referai bien un autre... dans les tons roux, tiens !

Je vous laisse 3 petites choses fragiles et une petite vidéo de saison avant de refermer la page :

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A bientôt, vale,

Christine

Posté par Christine 73 à 19:55 - Commentaires [13] - Permalien [#]

mardi 26 novembre 2013

Albertus Pictor

dinosaure_130Albertus Pictor, le nom d'un dinosaure ?

Parce que ça rime bien avec Albertosaurus, Diplodocus, Oviraptor, Velociraptor, Irritator, Dracovenator, Atrociraptor, Afrovenator, grosses bébêtes du Jurassique et du Crétacé (-200 à -65 millions d'années).

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Non.

Même si l'un d'entre eux s'est égaré chez nous ? Archaeopteryx chez les Pictes... Complètement invraisemblable d'ailleurs : ce nom-là de Pictes n'apparaît qu'à la fin du IIIe siècle, donc bien après l'époque de Jules César et d'Astérix, pour désigner des tribus vivant en Calédonie, notre Ecosse d'aujourd'hui, complètement hostiles aux Romains.

Jules César n'a pas envahi la Grande-Bretagne malgré ses 2 voyages outre-Manche. Il a seulement développé des liens avec les Bretons de là-bas ; c'est sous Claude (environ 40 après JC) que l'invasion de l'Angleterre puis son annexion à l'Empire romain prennent place. L'Angleterre devient alors une province romaine sous le nom de Brittania. Et les Romains, s'ils se sont aventurés 2 ou 3 fois plus au nord vers l'Ecosse n'ont jamais occupé le territoire grand-breton au-delà du mur d'Hadrien (construit à partir de 122 pour protéger la Brittania des attaques des tribus calédoniennes).

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Les Pictes sont des celtes qui occupent un très grand territoire en France situé entre l'océan Atlantique et le Massif central, la Loire au nord et la Charente au sud. Ils ont laissé leur nom au Poitou et à la ville de Poitiers. Mais ils ont aussi émigré vers l'Irlande puis vers l'Ecosse au début de l'ère chrétienne. Etymologiquement (latin), "picte" signifie "peinture" ou" tatouage".

Albertus Pictor n'était pas celte et n'a donc rien à voir avec les tribus pictes.

Mais avec le tatouage peut-être ?

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Vous l'avez reconnu ?

Zlatan Ibrahimović dont le nom, comme son physique de grand nordique, indiquent bien qu'il est suédois... Albertus Pictor n'était pas tatoué. Suédois alors ?

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Non, il est allemand, mais...s'installe en Suède et "zlatane" grave en ce qui concerne le dessin. 

Né vers 1440 en Hesse, Albrecht Ymmenhusen, émigre en Suède où il commence à être connu dès 1465. C'est un brodeur de textile utilisant des perles et des fils d'or (vêtements écclésiastiques, nappes d'autels), mais il devient très vite le peintre le plus renommé en Suède pour les fresques d'église. Il se marie avec la veuve d'un peintre, et reprend l'atelier du défunt à Stockholm comme cela se fait à l'époque.

Il décore plus de 30 églises (murs, voûtes, arcs) autour du lac Mälar, aidé ou non de son atelier, et signe ses oeuvres de son nom latin : Albertus Pictor, Albert le Peintre.

L'auto-portrait du Maître, ci-contre, n'est pas très avantageux, mais ses couleurs sont reconnaissables avec ce vert particulier qui domine (vert malachite principalement). Au cours du temps, à cause de la lumière, du chauffage des églises ou tout simplement de la poussière et de l'acidité de l'air, les fresques se sont affadies et les couleurs d'aujourd'hui sont moins éclatantes : le rose des visages est devenu gris, l'orange des vêtements s'est transformé en marron-rouge.

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Mais ça reste beau comme le montrent ces quelques images qui suivent (clic dessus pour les voir en plus grand).

Eglise de Härkeberga - plafond

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Roue de la Fortune (gauche), Paysans qui dansent (droite)

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Saint Georges terrassant le dragon (gauche), Jonas et la baleine (droite)

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L'Ascension du Christ (gauche), plafond de l'église de Täby (droite)

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D'autres écoles de peinture, plus ou moins influencées par Albertus Pictor, inondent les églises suédoises de fresques à la même époque : scènes bibliques, animaux, fleurs et feuillage meublent le moindre espace. Les plus connues sont la Mälardalen skola et la Tierpsmästarens skola (groupe Tierp). On considère aujourd'hui toutes ces fresques comme un héritage unique dans l'art médiéval du Nord de l'Europe.

Lion symbolisant l'apôtre St Marc (gauche), et La mort jouant aux échecs (droite) - groupe Tierp, église Täby

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Cette fresque de la Mort qui joue aux échecs a d'ailleurs inspiré Ingmar Bergman pour son film, le Septième sceau. Certains sites (Wiki notamment) l'attribuent à A. Pictor, mais j'ai plutôt tendance à me référer à des sites tenus par des spécialistes comme l'Université de Princeton.

Si vous voulez voir d'autres merveilles de ce type, je vous recommande ce site : Medieval Christian Art in Sweden. Après avoir sélectionné une église, vous pourrez voir toutes les photos faites dans ce lieu (n'oubliez pas les petites flèches tout en bas pour les faire défiler) ; il suffit de cliquer sur l'une des photos pour la voir en plus grand, et de cliquer sur "large image" sur la gauche pour la voir en encore plus grand ! Quand vous aurez fini de vous régaler avec une église, cliquez sur "index" (en dessous de "large image") pour revenir à la page d'accueil et choisir un autre lieu. Tout en bas de cette page, vous pouvez également choisir vos fresques par motif "search for a motif". C'est en anglais ? Ne  vous plaignez pas, ça aurait pu être en suédois ! Visitez au moins Täby et Härkeberga.

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Albertus Pictor était un brodeur, mais pas un tricoteur (le tricot n'arrive en suède que 2 ou 3 siècles plus tard). Et pourtant, c'est par le tricot que je l'ai rencontré. Je suis tombée raide de ce livre de Anna-Karin Lundberg, suédoise, qui a créé des modèles en s'inspirant justement de toutes ces fresques. Ca m'a rappelé un autre livre que j'ai adoré : Poetry in stitches de Solveig Hisdal, norvégienne qui a créé des tricots en prenant son inspiration dans les musées de son pays (livre épuisé).

Après une introduction historique, elle présente ses tricots articulés autour des 3 écoles principales de peinture médiévale. Les tricots se font bien sûr selon la tradition nordique : tricot en rond et "steeks".

De nombreuses photos des églises, des peintures, de près, de loin, jalonnent les pages. Ce livre est une splendeur et on peut se contenter de le feuilleter si on n'a pas envie de tricoter un des modèles.

Ca vous ennuie qu'il soit en anglais ? Pas de problème, vous avez le choix aussi entre le suédois et l'allemand... Vous pouvez le feuilleter en partie sur Amazon ou aller directement sur le site de l'auteur.

Solveig Hisdal a travaillé avec les laines norvégiennes Hifa 2 (maintenant Ask) de Hillesvåg Ullvarefabrikk et Anna-Karin Lundberg a créé ses modèles avec de la laine suédoise, de marque Kampes. Les deux qualités sont très similaires : ce sont des pure laine 2 fils, un peu rustiques, de grosseur quasi identique (300/315 m par écheveau de 100 g, à tricoter en 3/3,5). Voici les nuanciers (Hifa 2/Ask à gauche, Kampes à droite):

Hifa léger File0010 - Copie

J'avais décidé de faire un modèle, trop beau dans ses tons marrons et orangés, le pull Norrsunda Wreath ; mais comme ces tons n'auraient pas flatté le frère à qui je destinais ce pull (blond, teint clair et yeux bleus), j'ai tout changé, armée de mes nuanciers et avec l'aide de mon conseiller personnel pour les couleurs (maman).

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Une fois choisis, les fils doivent se commander. Et là, il faut parler norvégien et suédois ! Et d'abord trouver où acheter les fils Kampes, car le site de la marque ne les vend pas à la différence de la marque norvégienne. Heureusement, Kristin chez Hillesvåg Ullvarefabrikk parle anglais ainsi que Maria chez Ganrkorgen où j'ai fini par trouver mes fils (ils ont quasiment tous les coloris du nuancier). Et heureusement que Google traduction existe pour les sites Internet. 

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J'ai donc commandé pour les rayures, de la Kampes, les bleus 250 et 251 et le gris moyen (Mel.grå), et pour le feuillage le marron naturel (6103) de Ask. La petite bordure en vert malachite sur le modèle original sera en Ask ambre (6093).

Le pull est fini, mais ce sera le sujet du prochain  post (dans une semaine), car il y aura un peu de technique. Juste pour rire, mon pull est inspiré d'une église décorée par des peintres appartenant à la Mälardalen skola. Je me suis amusée avec Google traduction : Mälardalen (suédois) se traduit par Mälardalen en français (et sans Google traduction, c'est la vallée du lac Mälar), mais si on oublie le tréma, Malardalen se traduit par ... vallée des mites ! Un pull prédestiné ?

Pour terminer et en vrac, je vous donne une adresse que j'ai adoré trouver. Je n'ai pas d'aiguilles circulaires à embout interchangeable, et je n'en veux pas. Aussi pour le réassort de circulaires, c'est devenu mission impossible, les stocks sont inexistants, et si en plus vous voulez des 30 cm, ça complique encore. Et comme je suis très simple, je ne veux que des Addi ! J'ai trouvé un site en Angleterre qui ne vend QUE du matériel Addi. Les stocks sont là, toutes les qualités d'aiguilles, toutes les dimensions (même des 20 cm !), tous les numéros. Livraison à l'international et paiement par Paypal.

Un petit modèle gratuit ? suédois ? Dans la lignée de mon pull ? Le Norrsunda Bladkrans, bonnet et mitaines.

Et pour vraiment terminer, une petite vidéo (il y a même des chats !). A regarder impérativement jusqu'à la fin !

A bientôt dans une semaine ? Vale,

Christine

Posté par Christine 73 à 00:40 - Commentaires [13] - Permalien [#]

lundi 28 octobre 2013

Chat alors !

NB : comme d'habitude, si l'histoire ne vous intéresse pas, le tricot est à la fin !

Un chat sinon rien ?

Regardons de plus près ces petits riens qui nous (des)habillent, en commençant par le bas.

Les bas d'abord.

Que de temps passé entre ça :

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Source : Le costume historique

et ça (vous reconnaissez ?) :

Il y a bien longtemps, pour se protéger du froid, on enroulait des bandes de tissus autour des jambes ; ça ne tenait pas très bien... puis la maille est arrivée au XVe pour une meilleure tenue mais seules les Cours en profitaient car c'était du tricot-main, nouveau et cher.

Au XIVe siècle, les hommes portaient des chausses qui couvraient toute la jambe, grands tubes de tissus  qui s'attachaient au bas du pourpoint (le costume masculin était très court). Puis dès le début du XVIe siècle, les chausses se sont séparées en hauts-de-chausses ("trousses", sortes de shorts plus ou moins bouffants, puis les culottes, et enfin les pantalons) et bas-de-chausses (qui ont donné les "bas"). La première image montre des nobles anglais du début du XVIIe portant un haut-de-chausses bien bouffant, et des bas attachés avec de biens jolies jarretières !!! et que dire des chaussures.... Histoire passionnante que celle du haut-de-chausse sur Le costume historique, à lire absolument !

Pour en revenir au tricot et pour raccourcir l'histoire, voici les grandes dates qui ont jalonné l'histoire du bas qui est maintenant un sous-vêtement exclusivement féminin (exit les danseurs et la contention médicale).

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- XVe siècle : on commence à tricoter des bas (uniquement en rond). D'abord réservés aux riches (les Cours européennes, puis les nobles), les bas sont tricotés en soie, en jersey puis en dentelle. Ils font fureur à la Renaissance qui veut que la jambe soit bien moulée. 

- XVIe et XVIIe siècles : la France et l'Espagne se disputent la première place de fournisseurs des Cours de bas de soie en dentelle tandis que l'Angleterre, grâce à Elisabeth 1ère, développe une énorme activité économique autour du tricot de la bonneterie en laine.

- Fin XVIe siècle - XVIIe siècle : la même Elisabeth, pour protéger l'économie de son pays, refuse de breveter le métier à tricoter de William Lee inventé en 1589. Henri IV accueille ce pauvre pasteur anglais, brevète sa machine : le tricot machine est né. Réduisant les coûts de fabrication, le métier à tricoter va permettre la fabrication "en masse" des bas (à plat) et autoriser les classes sociales inférieures à accéder à ce sous-vêtement. A la fin du XVIIe, on trouve des bas de soie pour homme vendus sur les foires.

La femme ne montre pas son pied et encore moins sa jambe pendant très longtemps, mais elle porte aussi des bas, cachés. Passons à plus près de notre époque...

 - 1920 : les premiers bas de soie pour femme, jauge fine apparaissent sur le marché. Les bas sont tricotés à plat et cousus à la main (ce sont les bas "couture"). Ils sont retenus par des jarretelles et un sous-vêtement super affriolant : le porte-jarretelles ! Le porte-jarretelles à l'époque n'est pas un accessoire de séduction, mais un accessoire essentiellement pratique et médical, pour éviter aux femmes d'avoir des problèmes de circulation sanguine car elles mettaient des élastiques pour empêcher leurs bas de rouler sur la jambe.

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L'Ange bleu, 1929

 - 1930 : on commence à utiliser la rayonne (autre nom de la viscose, qui vient du bois) pour remplacer la soie qui est chère. Ces nouveaux bas dits "en soie artificielle" sont épais, semi-opaques, bref, moches...

- 1935 : découverte du nylon (un polyamide), fibre entièrement synthétique. Le brevet est déposé en 1938.

- 1940 : premier bas fabriqués en nylon ("soie synthétique"). Toujours à couture, ils sont censés ne pas filer, mais surtout, ils sont fins et transparents. Lancement aux Etats-Unis, succès immédiat, 64 millions de paires sont vendues en un an. Mais la guerre qui arrive réquisitionne la fabrication du nylon pour autre chose que les bas et la commercialisation s'arrête.

- 1945 : arrivée en Europe des bas nylon. Pendant la guerre, les femmes se teintaient les jambes et dessinaient la couture avec un crayon...

La France devient très vite le leader mondial de la fabrication du bas nylon, car il est de qualité irréprochable. A la Libération, le bas fait 70 deniers, dans les années 50, il est nettement plus fin et atteint 15 deniers. Il y a des ateliers de remaillage un peu partout et le bas chic est fully-fashioned, c'est-à-dire en forme (présence de diminutions) et avec un renfort au talon.

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 Regardez comment on nous parle en 1954 :

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- 1958 : la société de bonneterie Begy se lance 5 ans après sa création en 1953 à Troyes dans la fabrication des bas, et démarre tout de suite avec la fibre nylon. Tout va aller très vite à partir de cette date. Cette société française innovante et visionnaire a déjà déposé en 1956 un brevet à l'INPI pour fabriquer deux bas réunis par une culotte, pour s'affranchir du porte-jarretelles. Ca vous parle ? Aux Etats-Unis, les panty-legs (combinaison d'un panty et de 2 bas) sont inventés en 1959, soit à peu près à la même date : les collants ne rencontrent pas vraiment le succès.

- 1958/1960 : invention du métier circulaire, on peut enfin tricoter des bas sans couture ! Qui seront nettement moins chers bien sûr.

- 1961 : Le Bourget lance sa marque Têtu pour commercialiser ses premiers bas sans couture.

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- 1962 : la vente de bas sans couture sur le marché français  dépasse de loin celle des bas à couture. Le prix de revient, donc de vente, n'est pas étranger à cette success story.

La même année, la société Begy lance le bas Dimanche, le premier bas sans couture vendu à l'unité ! 25 % de part de marché dans la foulée, pas mal... Regardez la pub, c'est trop mignon !

Eh oui, voilà ce qui a fait que la société Begy s'est finalement appelée Dim en 1965 sur les conseils de Publicis. (Pour les nostagiques ou les chauvins, Dim appartient aujourd'hui à des américains...). Dim, que vous connaissez sûrement, c'est le Tatatata tata - ré, sol, la, si bémol, ré, mi bémol des pubs, musique de Lalo Schifrin qui a composé la musique du film The Fox (musique sans droits d'auteur...).

- 1962 toujours : Mary Quant lance la mini-jupe (pour que les femmes attrapent un bus plus rapidement paraît-il). La jupe plus courte que la longueur du bas, ça ne va pas, et les ventes des collants explosent au milieu des années 60. Le mannequin ci-dessous vous rappellerait-il votre jeunesse par hasard ? 

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- 1968 : Dim lanche le collant en boule dans un petit cube avec un ajour pour voir la couleur du produit et devient en 2 ans le second acteur du marché international du collant. Exit les pochettes plates !

Puis le collant a vu ses ventes diminuer à cause du pantalon, et les bas avec le porte-jarretelles redevenir à la mode dans les années 80 grâce à Chantal Thomass qui en fait un accessoire de séduction.

Mais aujourd'hui, le collant fantaisie se porte très bien et stimule la créativité ! La preuve en images (vous pouvez cliquer dessus pour les agrandir) et vive les chats !

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Mais moi, ceux que je préfère, ce sont ces collants griffés de Pamela Mann. Rigolo, non ?

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Chat alors !

Les bas et les collants appartiennent à la bonneterie ; ce mot vient bien de bonnet, mais la bonneterie n'a plus rien à voir avec les bonnets aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle après le bas (les bas), on va passer au haut (bonnets)...

Jouons à chat perché

Mon devoir de vacances un peu mis de côté, j'ai tricoté un bonnet avec des chats assis sur la bordure. Il y avait un moment que je voulais tester un point particulier qui consiste à faire un petit bout de tricot à part ; la queue des chats me semblant la partie idéale pour bénéficier de cette technique, j'ai dessiné un motif, attrapé mes pelotes de laine (Cascade 220 Sport, 100 % laine, 150 m/50 g) et tricoté des rouquins :

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Le revers est rattaché au tricot en tricotant chacune des mailles du montage avec la maille ouverte correspondante sur l'aiguille gauche ; les petits queues ont été tricotées en même temps que le chat, puis fixées sur la bordure par un point de couture. Même si j'avais trouvé la technique pour planquer les noeuds entre les deux feuillets du revers, cela ne me satisfaisait pas et j'en ai refait un autre. Avec des chats noirs.

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Cette fois-ci, les petites queues ont été tricotées avec la bordure. Les noeuds seront cachés à l'intérieur une fois le revers plié et rattaché au tricot. La troisième étape a été d'en tricoter d'autres dans différentes tailles : des chats blancs, des roux clairs et des gris tout en testant le travail avec d'autres fils.

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 White whiskers (moustaches blanches) est un bonnet tricoté en 3,5 et en rond ; c'est un jacquard à fils tendus et les moustaches sont rebrodées à la fin. Le patron est disponible sur Ravelry ou Créations online ; écrit pour 7 tailles (du bébé à l'adulte), il comporte 3 tutoriels avec photos pour le tricotage de la queue, le pliage du revers et la broderie des moustaches. Ce n'est pas très difficile à faire, le point le plus important étant de bien laisser les fils souples à l'arrière pour ne pas resserrer le tricot.

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Mon devoir de vacances (le pull suédois bleu et gris) a bien avancé et j'en parlerai la prochaine fois. Je suis enchantée à la fois par le modèle et par les fils !

Pour terminer, une petite vidéo ? Chat alors, il y a aussi des chiens !

A bientôt, vale,

Christine

Posté par Christine 73 à 01:02 - Commentaires [19] - Permalien [#]



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