samedi 16 mai
Crache moi l'truc !
Trachtentuch...
Moi, je n'ai pas fait d'allemand, alors prononcer ce mot-là ... d'ailleurs comment on dit ?
- Trachetennetuche ? tuc ? touche ?
- Trach'tenn'tour ? turrh ?
- Tractantuche ?
Une petite balade sur les traducteurs automatiques m'indique que Trachten veut dire "costume régional" ! Voilà que mes aiguilles vont m'habiller ainsi ?
oh non, pas ca !
(je ne sais pas jouer de la guitare non plus !)
Plus dur : Spitzenstricken
On se croirait dans les Alpes, avec un premier de cordée qui tombe dans la grande crevasse. Atmosphère garantie , il neige, il fait froid, la nuit tombe bien sûr et le brouillard se lève, en plus on n'a plus rien à manger, les extrêmités bleuissent et les engelures commencent à sévir.
Non, ce n'est pas ça du tout. On s'éloigne, on s'éloigne.
Plus dur encore : Spitzenstricken, blatt 58
Blatt ? tiens, ça me fait penser à Anny. Et au tricot. On se rapproche. Elle a 58 ans Anny ? Blatt, ça veut dire feuille. Ah, on chauffe ! Surtout que Spitzen ça veut dire dentelle et stricken ça veut dire tricot (toujours d'après mon traducteur automatique). On brûle, là !
Trachtentuch, crache moi l'truc, kif kif bourricot
Alors, tu me le craches ce morceau ? on s'impatiente, là !
Trachtentuch von Erich Engeln, Spitzenstricken, blatt 58 - le A
(NB : tuch = fichu)
et voilà le mien
en HandMaiden Sea Silk, coloris straw (paille), aig N° 5
Je crois que c'est le plus dur des châles en dentelle que j'aie jamais tricotés. Surtout que le modèle est en allemand et que le diagramme n'utilise pas du tout les symboles auxquels j'étais habituée.
Ce châle-fichu, qui mesure chez moi 120 cm de hauteur totale (mais 68 de l'encolure à la pointe) et 94 cm dans sa plus grande largeur part en expansion vers le cou et n'a pas du tout la forme classique des triangulaires. D'ailleurs j'obtiens des pointes recourbées vers l'avant que ne montre pas la photo du modèle -et je ne suis pas la seule à avoir ces pointes si j'en crois les autres tricoteuses de Ravelry ; cela lui permet de mieux tenir sur les épaules après tout.
Allez, d'autres photos histoire de vous donner envie...
et de profil près,
Le fil : Sea silk de Hand Maiden, acheté chez Colorsong yarn (excellente prestation) et connu grâce à Batilou. C'est un mélange de soie (70 %) et de Seacell© ; écheveaux de 400 m pour 100 g, j'en ai utilisé moins de 2. Cette fibre, le Seacell© est une fibre Lyocell combinée à un extrait d'algue, qui apporte entre autre des éléments minéraux, des glycosaminoglycanes (eh oui) et de la vitamine E. Il y a échange avec la peau et l'extrait d'algue lui permet d'être mieux protégée et de calmer ses irritations. C'est sûrement vrai, mais d'ici à ce que je mette ce châle plein de (gros) trous sur mes épaules nues pour bénéficier de ses qualités cosmétiques... ou alors chez moi, volets tirés ?
Le fil est très agréable à tricoter, rond, lisse, relativement lourd, c'est juste ce que je voulais. Il sent la soie, cette odeur salée si particulière, j'adore. J'ai en plus choisi un coloris dans les "subtile series colorways" que je trouve bien mieux adapté aux point dentelle que les "variegated". Bref, je suis contente.
Pour ceux et celles qui pensent que cette fibre est bio comme je l'ai trouvé sur un site, on va relativiser. La cellulose (le lyocell ou tencel) est certes originaire du bois, mais traitée chimiquement par du monohydrate de N-oxyde de N-méthylmorpholine. Là, ça fait nettement moins bio, n'est-ce pas ?
Autres petits travaux pour une naissance : un autre cardigan de Carole Barenys dont la traduction se trouve ici et des petits chaussons de Saartje modifiés en incluant le point fantaisie du cardigan. En Derby de Welcome (100% pure laine) et Super Baby de Phildar vert anis.
Gail : non, je ne suis pas dans les choux, mais dans les feuilles (encore), dans le vert (encore) et dans la soie (encore).
J'ai commencé Gail (traduction ici) avec un joli fil que je ne connaissais pas, de la Country silk de Fiddlesticks Knitting (arrêté), un mélange laine (50 %), soie (30%) et nylon. Un fil très léger par rapport à la Sea Silk, un peu plus gros, mais que j'ai pensé adapté à ce châle.
Et pour terminer, deux traductions que je mets à votre disposition :
Hippocampus de Tori Seierstad, des moufles pour colorer l'hiver :
et Aeolian shawl d'Elizabeth Freeman, associant dentelle estonienne et perles :
3 longueurs différentes, superbe ouvrage.
A vos aiguilles !
A bientôt, vale,
Christine







































